Vannes L' Hôtel Lagorcedit Château de l'Hermine Le château de l'Hermine fut la résidence principale des ducs de Bretagne entre la fin du XIV ième siècle et le XV ième siècle. Ce château a été construit entre 1380 et 1385 par Jean IV de Bretagne et était intégré aux remparts de Vannes à l'emplacement du Château Lagorce. Le Duc souhaitait honorer la ville de Vannes et la rermercier de son soutien durant la guerre de Succession. Des améliorations défensives et résidentielles furent apportées successivement à ce château jusqu'au milieu du XV ième siècle.Les services de l'hôtel du duc se trouvaient dans la basse-cour. Ceux-ci se composaient, entre autres, d'une chambre des comptes, d'un atelier de la monnaie, d'un four, d'un jeu de paume. Entre les années 1420 et 1425, la construction du moulin des Lices et de la chapelle des Lices complétèrent cet ensemble. Puis, dans les années 1440, des écuries ducales furent ajoutées. Dans son Histoire de Bretagne, datée de 1582, Bertrand d’Argentré dit du château ducal "c’est un petit bâtiment pour un prince, qui consiste en un seul corps de logis et force petites tours et il y a en outre deux grosses tours par le dehors".Au château étaient adjointes de vastes dépendances qui s'étendaient de la Garenne à l'étang au Duc dans lequel se trouvait un magnifique parc. Selon les Chroniques de Froissart, ce château était « très bel et très fort »En 1532, lors du vote des états pour l'Union du Duché de Bretagne au Royaume de France, le Roi François Ier séjourna au château. Suite à cette union, le château fut laissé sans entretien. C'est ainsi que sous Louis XIII, le château, totalement à l'abandon, menaçait d'effondrement. Suite à une requête des bourgeois de Vannes, Louix XIV en fit donation à la ville de Vannes en 1697. Les pierres du château servirent à la construction du port de Vannes et aux réparations des bâtiments dont la ville avait la charge. Suite au démantèlement du Château de L'Hermine, le terrain sur lequel était élevé le Château fut cédé, en 1784 à Julien Lagorce de son état, traiteur pâtissier. Ce dernier s'employa à effacer les derniers restes du Château de L'Hermine qui étaient, essentiellement, deux tours déjà bien arasées. A la place du Château de l'Hermine, Julien Lagorce éleva, en 1785, un hôtel particulier qui prit le nom de son propriétaire. Toutefois, en souvenir de l'ancienne résidence des Ducs de Bretagne, les Vannetais substituèrent, communément, à l'appellation Hôtel Lagorce, l'appellation de Château de l'Hermine. L'Hôtel Lagorce était un restaurant réputé sous le Consulat. Ce restaurant péréclita et l'Hôtel Lagorce fut acquis en 1876 par l'Etat pour y installer l'Ecole d'Artillerie du XI ième corps d'armée. De 1960 à 1974, l'Hôtel Lagorce hébergea la Trésorerie Générale du Département du Morbihan. En 1976, l'Hôtel Lagorce fut cédé à la ville de Vannes qui l'affecta à l'Ecole de Droit du Morbihan et aux différentes associations culturelles dont l'Institut Culturel de Bretagne. Suite au départ de l'Ecole de Droit du Morbihan pour le campus universitaire de Vannes, deux grandes salles du rez-de-chaussée servent de salles d'exposition.
Vannes La Tour Pourdière La Tour Poudrière est une tour édifiée à la fin du XII ième siècle puis rénovée dans la seconde partie du XV ième siècle. Le nom de cette tour tire son origine dans l'existence de deux casemates servant de réserves de poudre à la fin du Moyen-Âge. La partie des remparts entre la Tour Poudrière et la Tour Joliette est, en permanence, accessible au public par la rue des Vierges.La Tour Poudrière et les remparts ont fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques le 26 novembre 1956.
Vannes La Tour Joliette La Tour Joliette est une tour édifiée à la fin du XII ième siècle puis rénovée dans la seconde partie du XV ième siècle. La partie des remparts nord qui lui est attenante a été édifiée sur la muraille gallo-romaine d'origine. Dans la tour, des embrasures ont été aménagées afin de permettre l'installation de canons.Cette partie des remparts, comprenant la Tour Joliette, a fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques le 16 mai 1928.
Vannes Le Bastion Notre Dame Ce bastion fut construit à la fin du XVI ième siècle durant la guerre de la Ligue afin de protéger la Porte Notre-Dame. Entre 1616 et 1618, l'architecte Jean Bugeau reconstruit ce bastion. Entre 1865 et 1866, lors de l'ouverture de la rue Billault, le flanc nord du bastion est détruit. Le flanc sud est, lui, toujours visible. Il est doté d'une échauguette, pièce construite en encorbellement destinée à abriter un guetteur et lui permettant d'avoir un champ de vision complet du secteur à surveiller, avec deux embrasures de tirs. Afin de rendre visible ce bastion, tout en le mettant en valeur et le rendant accessible aux touristes, la ville de Vannes procéda, afin de permettre leurs déconstructions, à l'acquisition de l'immeuble portant le numéro 29 de la rue Emile Gurgault, puis en 2014, celui portant le numéro 27.Depuis, le 27 novembre 1956, les portions des remparts allant du bastion Notre-Dame à la rue Saint-Salomon ainsi que celle à laquelle est accolé le bastion, rue Émile-Burgault, font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques.
Vannes La Porte Prison et sa tour Construite au XIII ième siècle sous le règne du Duc de Bretagne Jean II, la Porte Prison est l'une des portes les plus ancienes de Vannes. Son nom initial était Porte Saint-Patern car cette porte donne accès au quartier de Saint-Patern. Cette porte était entourée de deux tours. Au cours de la seconde moitié du XIV ième siècle, le Duc de Bretagne Jean IV dota cette porte d'un pont-levis à bascule et d'une porte étroite pour le passage des piétons. Son successeur Jean V améliora les défenses par l'installation de mâchicoulis et la construction de canonnières et d'une barbacane, petite fortification avancée, Au XV ième siècle, le blason de la Bretagne a été placé au-dessus de la porte. Ce blason a été martelé durant la Révolution Française.L'appellation de Porte Prison date de la Révolution. En effet, à cette date, les suspects et les condamnés sont enfermés dans les tours que ceux-ci soient royalistes, comme l'état-major des émigrés débarqués à Quiberon en 1795, ou prêtres réfractaires comme le bienheureux Pierre-René Rogues dont on peut voir le gisant à la Cathédrale de Vannes.Suite à la construction d'une prison plus adaptée, la porte et les tours sont vendues à un particulier en 1825. Durant le XIX ième siècle, les propriétaires privés successifs n'ont pas toujours les moyens nécessaires à l'entretien de cet important ouvrage militaire. C'est ainsi que, en 1856, la tour sud dû être démolie car trop abimée. Seule une partie de son rez-de chaussée et du parement extérieur de son niveau inférieur subsistèrent à cette démolition. Sur la partie démolie de la tour, un immeuble fut construit.Cette démolition scandalisa de nombreux érudits vannetais. Afin d'éviter que ce saccage se renouvelle, ceux-ci fondèrent l'association "Les Amis de Vannes" ayant pour objet la défense du patrimoine de la ville de Vannes. C'est grâce à leur intervention que ce qui reste de la Porte de la Prison et de sa tour furent classées le 2 mai 1912 au titre des monunents historiques et poussa la municipalité à les racheter le 25 juin 1912. Les soubassements de la tour détruite ne furent classés au titre des monuments historiques que le 24 mars 1936 et rachetés par la municipalité le 30 novembre 1936. Depuis cette date, la Porte Prison et sa tour furent l'objet de plusieurs campagnes de restaurations dont une en 2010 et une autre en 2012.
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